[Presse] Article sur les Dragons...

La magie des Dragons d'Or continue d'opérer. Après le concours de « close-up » dans les restaurants de la ville, c'était au tour des « futurs talents » vendredi soir, d'entrer en scène au théâtre.
Et comme d'habitude, sur la dizaine de candidats venue d'un peu partout en France se frotter à la concurrence, il n'y avait pas le moindre risque de tomber sur un nom féminin. « C'est vrai qu'il y a très peu de femmes qui font de la magie. Mais ne me demandez pas pourquoi, je n'en sais rien. Tout ce que je peux vous dire, c'est que dans le milieu on est loin d'être macho », parle en connaisseur Winfried, magicien professionnel installé à Grasse et chargé d'animer, avec son aisance coutumière, ce tremplin.
L'art de ses artères
Il n'y pas d'âge non plus pour faire illusion devant le public. À 66 ans, Bernard Rougale n'a pas eu peur de se prendre pour un futur talent. Seul représentant du département ce soir-là, ce Salernois a attendu d'être à la retraite pour se souvenir que son arrière-grand-père était un prestidigitateur réputé. Mais plus question de l'imiter : « A mon âge, on n'a plus la même dextérité dans les doigts. Mais comme j'ai encore toute ma tête, j'ai choisi de faire du mentalisme ». Un domaine consistant à deviner à l'avance ce que vont dire les gens.
Pour le jeune public, ce n'est pas forcément cet aspect-là de la magie qui les intéresse le plus. Par contre sculpter des ballons de caoutchouc, donner des coups de baguette magique ou s'initier à faire disparaître toute sorte d'objets, ça oui. À l'initiative des Dragons d'Or, Gérard Prejean et toute son équipe d'Animation dracénoise leur en ont donné le loisir durant toute l'après-midi d'hier dans le hall du théâtre, avec des stands animés par des professionnels.
Un grand passionné
Et pendant ce temps-là, Dani Lary se préparait pour le grand gala du soir avec autant de soins que s'il devait se produire dans un Zenith de 2000 places : « C'est vrai, je n'ai pas l'habitude de me produire dans des salles plus petites. Mais je trouve l'idée de ces Dragons d'Or tellement bonne que j'ai voulu apporter ma contribution ». Et cela, même s'il lui a fallu s'adapter aux circonstances, « on a redécoupé tous les décors pour les faire rentrer sur la scène du théâtre et je ne vous cache pas que ce fut compliqué ». Mais à ce maître de la grande illusion, capable de s'envoler dans les airs avec un piano ou de faire disparaître treize personnes à la fois, rien d'impossible ! Question de passion sans doute cars « Dani, il parle, mange et dort magie », confirme Valérie une de ses assistantes sur scène. La preuve, le matin même, il était en train de chercher un numéro pour la 100e de l'émission de Patrick Sébastien, le « Plus grand cabaret du monde ».
Et pour faire disparaître la crise, il aurait pas un truc Dani ? : « Bien sûr ! Comme Sarkozy, moins en parler dans les médias. »